La langue arabe difficile à apprendre ?

Dans cet article nous allons voir pourquoi la langue arabe peut paraître compliquée à apprendre pour un francophone.

Pourquoi l’espagnol ou l’italien sont plus faciles à apprendre que l’arabe ?

L’espagnol ou  l’Italien paraissent facile à apprendre pour un francophone car elles sont de la même origine. Le vocabulaire est souvent construit avec la même racine. La preuve par exemple avec les nombres en italien, ils se devinent très facilement car proches du français : uno, due, tre, quattro, cinque, sei, sette, otto, nove, dieci.

Ces langues avec un vocabulaire proche sont nommées proto-langue, ou langue reconstruite. [Il s’agit d’une reconstruction probable d’une langue à l’origine d’un groupe de langues, d’une branche ou d’une famille ; basée sur les racines communes à chaque langue.

Cette reconstruction est réalisée à l’aide de méthodes de linguistique comparative. Généralement, le processus de reconstruction commence au niveau phonétique et phonologique de la langue racine.] source Wikipédia

En revanche, la langue arabe est éloignée du français et évidemment, la proximité d’une langue avec notre langue maternelle est la première chose qui nous fait dire « cette langue est facile (ou difficile) à apprendre ».

La phonologie d’un francophone

Les sons et intonations de la langue arabe sont très riche et assez éloignés de la langue française, nous autres francophones n’avons pas l’habitude de les reproduire car ils demandent d’utiliser le pharynx, de rouler les « r » ou de rétracter la langue… En effet cela peut effrayer plus d’un apprenant débutant non-arabophone !

MAIS avec une méthode adaptée, comme nous le proposons à l’Institut, ces sons inconnus et imprononçables pour les débutants s’avèreront simplifiés avec des outils et une pédagogie d’apprentissage progressif et ludique. Le but étant de travailler la reconnaissance visuelle, l’ouïe et la prononciation. L’apprenant doit alors OSER et se lancer pour prononcer par exemple le mot « qalam » قلم (la plume, le stylo) devant ses camarades de classe et son FasasProf qu’ils l’écouteront avec beaucoup de bienveillance 🙂 sans jugement car tout le monde est inscrit pour apprendre.

→ Finalement l’arabe n’est pas plus difficile que les autres, elle demande, comme pour chaque langue, de l’entrainement et de la pratique et une très grande motivation.

Comment ajouter un clavier arabe dans son smartphone ?

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Se rendre dans les paramètres, cliquez sur langues et saisie > clavier samsung > langue de saisie > العربية

Vous voilà équipé d’un clavier arabe 🙂

Maintenez votre cerveau en forme grâce à l’apprentissage d’une langue

Outre le fait qu’apprendre la langue arabe permet de s’ouvrir à un nouvelle culture, développer un nouveau moyen d’expression et découvrir des horizons différents, son apprentissage serait bénéfique pour notre santé cérébrale.

En effet, une expérience a été réalisée en Suède auprès de deux groupes d’écoliers sur une période de 3 mois. L’un des groupe apprenait les langues, l’autre se concentrait sur d’autres disciplines distinctes des langues. A l’aide d’un IRM, les chercheurs ont remarqués que les cerveaux des enfants du premier groupe augmentait en taille de manière significative notamment au niveau de l’hippocampe et du cortex cérébral tandis que ceux du deuxième groupe restaient inchangé.

Notons que peut importe l’âge, l’apprentissage de la langue arabe aura des conséquences bénéfiques sur un enfant de 5 ans tout autant que sur un adulte de 75 ans ! D’ailleurs selon les âges, les apprenants ont des aptitudes différentes. Une étude réalisée en 1978 (Walsh and Diller) démontre que les personnes âgées seraient plus sensibles à la compréhension sémantique et aux techniques grammaticales. Il n’y a donc pas d’âge « idéal » pour se lancer lorsque l’on souhaite apprendre la langue arabe 🙂

Chez Fassaha, notre stagiaire le plus jeune avait 14 ans en cours pour adulte et la plus âgée 65 ! La diversité d’âge et de profils dans nos salles de classe est un bel exemple.

7 conseils pour que l’apprentissage de la langue arabe soit une habitude

Pour apprendre la langue arabe de manière optimale, pas de secret, il faut y consacrer du temps, un peu chaque jour. Alors voici 7 conseils pour développer de nouvelles habitudes d’apprentissage linguistique.

#1 Ne pas être trop exigeant envers vous même. L’idée n’est pas de se dire « aujourd’hui j’apprends un poème de Khalil Gibran », commencez par fixer des « unités ». Posez les bases de votre nouvelle habitude. Si l’objectif final est d’apprendre un poème de Khalil Gibran alors commencez par lister les mots de vocabulaire (compris dans ce fameux poème) les plus utilisés dans la vie courante. En résumé : se fixer des objectifs journaliers atteignables.

#2 Nous venons de le dire, il faut y aller progressivement mais surtout la répétition est primordiale pour forger la mémoire à long terme. Écoute, prononciation, mémorisation par l’image, reconnaissance auditive/visuelle, utilisez plusieurs exercices pour apprendre les mots en arabe dont vous avez besoin pour la construction de vos premières phrases. Chaque jour, votre cerveau doit au minimum lire/écouter/visualiser 5 mots en arabe.

#3 Trouvez un moment dans la journée pour vous consacrer à l’apprentissage de l’arabe. Si ce moment est le matin dans le métro ou le bus avant d’aller au travail, à la fac ou ailleurs, saisissez le ! L’essentiel est de choisir le moment ou vous êtes le plus productif. Ne pas se fixer d’horaire, laissez place à la spontanéité quand vous sentez que c’est le moment d’apprendre.

#4 A partir de ce point, si vous avez suivi les 3 premiers conseils, l’habitude se met doucement en place… Il est temps de varier les exercices ou de passer à une nouvelle leçon. Par exemple, exercez-vous avec les 5 mots appris la veille : placez-vous devant votre miroir et entrainez-vous à les prononcer 🙂

#5 Alliez l’utile à l’agréable. Vous terminez une leçon sur les chiffres en arabe ? Accordez-vous un petit plaisir à la fin de celle-ci pour illustrer votre réussite. Par exemple, vous avez appris les dizaines, passez à la boulangerie du coin et commandez 10 chouquettes #gourmandise, dans votre tête dites le mot en arabe ! Cela va entraîner votre cerveau. Et si vous le dites à haute voix, expliquer votre démarche d’apprentissage à la vendeuse, elle apprendra (elle aussi) un nouveau mot en arabe !

#6 A ce stade, réviser 10min d’arabe par jour est devenu une (bonne) habitudes. Pour être encouragé, récolter un peu d’enthousiasme et frimer un peu, parlez en à vos amis, vos proches ! Dites leur combien il est facile d’intégrer une nouvelle langue dans sa vie si on est suffisamment motivé, parlez de vos objectifs etc. Vous recevrez certainement beaucoup d’estime et d’encouragements.

#7 D’après Charles Duhigg, notre journée est composée à 40% d’habitues qui suivent un processus neurologique bien défini. D’après ce scientifique :
– il est possible de modifier des habitudes mais pas de les supprimer
les habitudes peuvent facilement conduire au succès
– si elles ne sont pas comprises, les habitudes peuvent se révéler destructrices.
« Changer un rien peu tout changer », voilà ce qui est encourageant et en même temps très surprenant. Il suffit de consacrer 10min par jour à la langue arabe, de rester constant, de répéter encore et encore les mots appris, de s’auto récompenser et ainsi, les efforts payent.

La langue du Ḍād

La langue arabe a été surnommée (entre autre) « la langue du Ḍād ».

C’est la seul lettre arabe sans équivalent dans les langues de l’antiquité. Elle est propre à la langue arabe.

Sa prononciation n’est pas chose aisée pour un non-arabophone puisque la sonorité n’existe pas dans les autres langues.

Chez Fassaha, nous veillons à ce que la prononciation ne représente pas une difficulté au sein de nos salles de classe. Ainsi chaque lettre dont le son n’existe pas en français est soigneusement expliqué à l’aide d’un schéma pour comprendre d’où doit sortir le son.

Le saviez-vous ?

Incroyable mais vrai, autrefois on risquait de confondre « chameau » جمل avec « agneau » حمل

L’histoire de l’alphabet arabe montre que l’arabe ne s’est pas écrit depuis les origines tel qu’on le lit actuellement. Dérivé de l’araméen, c’est au VIIe siècle que l’on prit conscience des limites d’un tel alphabet ne comprenant pas assez de signes pour les sons propres à la langue arabe : le modèle araméen possédant moins de phonèmes que l’arabe et entraînant la confusion par une même lettre entre plusieurs phonèmes. On créa donc de nouvelles lettres, simples variantes des anciennes, que l’on distingua par des points suscrits ou souscrits. De vingt-deux signes, l’alphabet dut passer à vingt-huit .

Où apprendre l’arabe à Paris

On dit que les Parisiens ont accès à plus de choses que les provinciaux. C’est bien le cas pour l’apprentissage de la langue arabe. Paris offre un choix varié en ce qui concerne les structures proposant l’apprentissage de cette belle langue. Une aubaine pour les apprenants en quête de savoir.

Où apprendre l’arabe à Paris ?

Voici un panel des différentes structures qui proposent des cours de langue arabe.

#1 Les universités françaises 

Plusieurs universités françaises possèdent un pôle linguistique et proposent l’apprentissage de la langue arabe pour des étudiants de tous horizons et de toutes disciplines qui désirent obtenir des EC d’arabe dans le cadre de leur formation.

Parmi elles : Paris 8 – IESH – Paris 13 – Sorbonne

#2 Les Instituts linguistiques privés

Pour les personnes (demandeurs d’emploi, salariés, étudiants etc) désirant apprendre l’arabe (hors universités) il existe des Instituts comme Fassaha proposant des formations, cours particuliers, plateforme elearning, permettant de se former en arabe.

Google est le meilleur répertoire pour afficher les différents Instituts basés dans la capitale mais sachez que Fassaha, situé dans le 11ème arrondissement de Paris, propose plusieurs niveaux de formation (du niveau 1 à 5), en cours du soir, week-end, mini-groupe, cours particulier… Le choix est large et les possibilités nombreuses. Il s’agit du seul institut parisien qui propose des cours alignés sur les exigences du CECR. Les formations peuvent être prises en charge dans le cadre du Droit Individuel à la Formation. Noté 4,9/5 sur Google, c’est un lieu fiable pour l’apprentissage de la langue arabe.

#3 Pour les plus jeunes : au lycée / collège.

Trouver une structure laïque qui propose l’apprentissage de la langue arabe aux enfants en France est parcourt du combattant. Les adolescents ont le choix entre l’anglais, l’espagnol, le latin, l’allemand… Mais l’arabe reste minoritaire.

« La rareté des classes d’arabe est un mystère pour moiC’est une richesse pour l’établissement, et un élément positif à verser au dialogue entre les différentes composantes de notre société. » – Damien Lucas proviseur adjoint du lycée Jacquard, dans le 19e arrondissement de Paris.

Nous le disions, la capitale offre des opportunités ! Quelques collèges et lycées de Paris proposent aux élèves des cours d’arabe.

  • La liste des collèges parisiens :

Collège Voltaire – 101 av. de la République – 75011
Collège Balzac – 118 Bd Bessières – 75017
Collège Marx-Dormoy – 55 rue Marx-Dormoy – 75018

  • La liste des lycées parisiens :

Lycée Louis-le-Grand – 123 rue St Jacques – 75005
Lycée Henri IV – 23 rue Clovis – 75005
Lycée Jules Siegfried – 12 rue d’Abbeville – 75010
Lycée Voltaire – 101 av. de la République – 75011
Lycée Balzac – 118 Bd Bessières – 75017
Lycée Jacquard – 2 rue Bouret – 75019
Lycée Martin-Nadaud – 23 rue de la Bidassoa – 75020

#4 Instituts culturels

« Le langage est la feuille de route d’une culture. Il vous indique d’où vient et où va son peuple » – Rita Mae Brown

L’apprentissage de la langue arabe va de paire avec la découverte d’une nouvelle culture, de nouvelles coutumes, d’un nouveau mode de vie, d’une religion. Plusieurs Instituts Parisiens et structures religieuses ouvrent leurs portes au public pour découvrir la culture arabe dans sa globalité.

Parmi eux : l’Institut du Monde Arabe, l’Institut des Cultures d’Islam de Paris, la grande Mosquée de Paris

#5 Des professeurs particuliers

Dernière option pour apprendre la langue arabe à Paris : faire appel à un professeur particulier. Cela est possible à travers des organismes de soutient scolaire comme Acadomia ou Completude ou bien des plateformes web qui mettent en relations apprenants et professeurs. Les profils sont divers et variés, ils peuvent être professeur d’arabe agrégé, autodidacte, étudiant ou encore enseignant maghrébin.

Journée Européenne des Langues

Quelques faits sur les langues

Saviez-vous que…

01 / Notre planète compte plus de 7 milliards d’habitants qui parlent entre 6 000 et 7 000 langues différentes; ils sont répartis en 189 états indépendants.

02 / Il existe environ 225 langues indigènes en Europe – environ 3% du total mondial.

03 / La plupart des langues du monde sont parlées en Asie et en Afrique.

04 / Plus de la moitié de la population mondiale est bilingue à un certain degré, et un grand nombre d’individus sont plurilingues, c’est-à-dire qu’ils ont des compétences en deux langues ou davantage.

05 / Dans leur vie quotidienne, les Européens rencontrent un nombre croissant de langues étrangères. Il faut donc encourager les citoyens européens à s’intéresser davantage aux langues.

06 / Beaucoup de langues comportent 50 000 mots ou davantage, mais chaque locuteur n’utilise que la même centaine de termes dans les conversations quotidiennes.

07 / Les langues sont en contact permanent entre elles et ainsi exercent des influences mutuelles de diverses manières: l’anglais, par exemple, a emprunté des mots à de nombreuses autres langues par le passé; aujourd’hui, les langues européennes lui empruntent à leur tour de nombreux termes.

08 / Dans sa première année, l’enfant produit une large gamme de sons; vers un an apparaissent les premiers mots compréhensibles. A trois ans environ, il forme des phrases complexes et le vocabulaire passe à plusieurs milliers de mots vers l’âge de cinq ans.

09 / La langue maternelle est généralement celle qu’un individu connaît le mieux et qu’il utilise le plus. Il existe certaines personnes bilingues possédant les deux langues à égalité; cependant, il est rare qu’il y ait un équilibre parfait entre leurs deux langues.

10 / Le bilinguisme apporte de nombreux avantages: il facilite l’apprentissage d’autres langues, améliore le processus de réflexion et encourage les contacts avec les autres et leurs cultures.

11 / Le bilinguisme et le plurilinguisme apportent également des avantages économiques: les personnes parlant plusieurs langues trouvent plus facilement un travail et les entreprises multilingues sont plus compétitives que les entreprises monolingues.

12 / Les langues sont reliées entre elles comme les membres d’une famille. La plupart des langues européennes appartiennent à la grande famille des langues indo-européennes.

13 / La plupart des langues européennes appartiennent à trois grands groupes: les langues germaniques, les langues romanes et les langues slaves.

14 / La famille germanique des langues inclut entre autres le danois, le norvégien, le suédois, l’islandais, l’allemand, le néerlandais, et l’anglais.

15 / Les langues romanes incluent entre autres l’italien, le français, l’espagnol, le portugais et le roumain.

16 / Les langues slaves incluent le russe, l’ukrainien, le biélorusse, le polonais, le tchèque, le slovaque, le slovène, le serbe, le croate, le macédonien, le bulgare et d’autres encore.

17 / La plupart des langues européennes utilisent l’alphabet latin. Certaines langues slaves utilisent l’alphabet cyrillique. Le grec, l’arménien, le géorgien et l’azéri ont leur propre alphabet.

18 / La plupart des pays en Europe comptent un certain nombre de langues régionales ou minoritaires – certains d’entre elles ont un statut de langue officielle.

19 / Les langues non européennes les plus utilisées sur le territoire européen sont l’arabe, le chinois et le hindi, chacune avec son propre système de calligraphie.

20 / La Russie (148 millions d’habitants) compte de loin le plus grand nombre de languages parlées sur son territoire: entre 130 et 200 en fonction des critères adoptés.

21 / En raison de l’afflux de migrants et de refugiés, l’Europe est de plus en multilingue. Rien qu’à Londres, quelque 300 langues sont parlées (arabe, turc, kurde, berbère, hindi, panjabi, etc.)

Source : http://edl.ecml.at/LanguageFun/LanguageFacts/tabid/1859/language/Default.aspx

La parcours d’apprentissage Fassaha

A la question : « en combien de temps je vais savoir… », la réponse de tout organisme de formation linguistique, commencera toujours par cette observation : « Cela dépend surtout de vous et des efforts que vous y consacrerez au quotidien »

Avec des précisions du type : « il vaut mieux pratiquer chaque jour 10 minutes que 1 heure chaque semaine » ou « il faut beaucoup lire ET beaucoup écrire »

Un objectif : les compétences langagières

Le but de l’apprentissage d’une langue est de multiplier rapidement les choses que l’apprenant saura faire & dire. Aujourd’hui, le cadre européen commun de référence permet de lister ces compétences et de faire une hiérarchie des priorités. C’est le modèle que suivent aujourd’hui la plupart des organismes de formation. L’Institut Fassaha ne fait pas exception à la règle, et les 4 premiers niveaux sont organisés de cette façon :

Procéder avec méthode

Un apprenant débutant commence par apprendre à lire et écrire, avant d’aborder la structure de la langue : comprendre comment elle se fabrique, en intégrant les bases de sa grammaire. Pour cette étape, nous conseillons des cours en présentiel, avec un professeur. Même si elle n’est pas obligatoire, et que les plus motivés pourront aisément s’en passer (avec des vidéos pédagogiques par exemple), la présence d’un professeur qui connaît les difficultés de compréhension que vous allez rencontrer et qui saura adapter ses explications à votre cortex de francophone peut absolument vous aider.

Depuis quelques années que nous observons les rythmes de progression de nos stagiaires, nous avons acquis la certitude que :

  • La motivation est le moteur principal de la progression
  • La pratique et maîtrise du vocabulaire en sont le carburant nécessaire
  • Ceux qui révisent, pratiquent et assimilent au quotidien avancent TRÈS VITE

Pour avancer, rien de mieux que des étapes claires et définies

L’AERP – Le plus crucial : Assimilation / Entraînement / Réflexe / Pratique

Nous recevons souvent des apprenants à la recherche de cours qui, bien qu’ayant déjà accumulé un grand savoir théorique, ne peuvent pas, faute de mots et expressions maîtrisés, l’utiliser dans la vie de tous les jours. Beaucoup d’entre eux décident de reprendre en niveau 2, même s’ils en connaissent déjà les bases. Cependant, s’ils ne font pas le travail d’assimilation, d’entraînement et de réflexe sur de nouveaux mots, ils devront, l’année prochaine, s’ils souhaitent reprendre des cours, recommencer au même stade… La maîtrise d’une langue se réalise lorsque concrètement, on comprend et on se fait comprendre. Le savoir simplement théorique s’oublie très vite et un apprenant qui ne passe pas à la pratique et n’intègre pas rapidement la langue arabe dans son quotidien se condamne à répéter la même douloureuse expérience : revoir perpétuellement les bases et les fondamentaux.

  • AERP – A pour Assimilation du vocabulaire

Cet aspect est sans doute le point le plus essentiel. Sans la mémorisation permanente de nouveaux mots & expressions, pas de progression. Toute règle abordée en cours doit être illustrée du plus grand nombre d’exemples possibles. Et pour fabriquer ces exemples, il faut des mots.

  • AERP – E pour Entraîner son oreille, son écriture, la lecture et sa diction

Ces mots, il faut ensuite s’habituer à les entendre, à les écrire, à les lire et à les répéter. Et faire pareil avec des phrases.

  • AERP – R pour acquérir le Réflexe

A force d’entraîner votre cerveau à reconnaître et à s’exercer sur ces mots et ces expressions, ce n’est plus l’intelligence qui intervient, mais le réflexe. Sans réfléchir, l’apprenant peut alors utiliser et reconnaître les mots et les phrases si chèrement acquises. A ce moment là, les progrès sont tangibles et palpables.

  • AERP – P pour Pratiquer, assimiler – Développer son aisance

Un apprenant qui comprend la structure de la langue, qui sait s’exprimer au passé, au présent, au futur peut et doit enrichir son vocabulaire. Pédagogiquement, les sessions thématiques permettent d’échanger en langue arabe et d’assimiler de nouveaux mots et de nouvelles expressions relatives au domaine étudié.

Utiliser les bons outils : sur place et à distance, online et offline

Visant une efficacité optimale, le blended learning (ou mode d’apprentissage mixte) désigne l’utilisation conjointe du eLearning et du mode classique d’apprentissage, appelé souvent « présentiel ». L’apprenant alterne entre sessions à distance et sessions en face-à-face, avec un formateur. C’est ainsi se déroule l’aventure Fassaha, avec un apprentissage rythmé par plusieurs étapes, agencées de cette façon :

  1. Cours en présentiel pour aborder la structure de la langue – avec un Fassaprof
  2. Révision du cours sur le Fassalab, avec des vidéos, des quizs & exercices en ligne
  3. Travail du vocabulaire / mots et expressions, sur des modules d’assimilation
  4. Entraînement à la compréhension, sur des vidéos & audios d’accompagnement
  5. Révision quotidienne du vocabulaire sur notre application mobile : la ValiZamots

La motivation dans l’apprentissage d’une langue étrangère

Le plus difficile lorsque l’on apprend une nouvelle langue, c’est la constance. Bon nombre d’apprenants se voient oublier ce qu’ils ont appris plusieurs semaines après leurs formations chez Fassaha. Pourquoi ? Certainement pas parce qu’ils manquent d’aptitude pour parler la langue arabe ou à la méthode d’enseignement utilisée. La plupart du temps, leur échec n’est dû qu’à leur abandon précoce.

Ne JAMAIS abandonner en cours de route…

Après une longue pause, il est très difficile de s’y remettre et de se replonger dans ses leçons d’arabe surtout si notre entourage n’est pas arabophone. Donc cette (satanée) pause nous amène inévitablement au syndrome de l’abandon.

Comment rester motivé(e) ?

1 / Avoir un objectif précis
Demandez-vous pourquoi vous apprenez la langue arabe. Quelles sont vos motivations ? Quel est votre objectif à court, moyen et long terme ? Notez-le dans un coin de votre tête ou sur un papier, dans votre téléphone, bref cet ou ces objectifs doivent être consultables pour que vous puissiez vous les remémorer !

2 / S’entrainer un peu chaque jour
Ce n’est pas très compliqué, il vous suffit de faire n’importe quoi en arabe pendant au moins 10 minutes par jour. Regardez une vidéo sur YouTube, écoutez des chansons, vous exercer sur le FassaLab ou l’application Fassaha, lisez un petit article, surfez sur un webzine en arabe traitant de l’actualité etc. Pour rester constant, il existe un tableau avec les 365 jours de l’année créé par Jerry Seinfeld est un des comédiens américains les plus populaires des années 90. Fixez-vous un objectif journalier et si il est atteint en fin de journée, marquez une belle croix verte sur la case du jour. L’élément motivant là dedans c’est que plus la chaine de croix grandit, plus on en est fier et moins on a envie de la briser.

3 / Voyager (dans la mesure du possible)
La manière la plus avantageuse de profiter de l’apprentissage de la langue arabe est de pouvoir la parler dans un pays arabophone. Dès que vous allez terminer votre formation en arabe chez Fassaha programmer un voyage à travers lequel vous allez tester vos connaissances à l’étranger. Si vous n’avez pas les moyens de quitter la France, cherchez des connaissances arabophones autour de vous, ou inscrivez-vous dans des modules de pratiques et assimilation Fassaha afin d’échanger avec d’autres étudiants et des FassaProfs.